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(1)

Capacit´

e Associe´

e a un Courant Positif Ferm´

e

Dabbek Khalifa et Elkhadhra Fredj

Received: December 12, 2005 Revised: July 24, 2006 Communicated by Thomas Peternell

Abstract. Let Ω be an open set of Cn and T be a positive closed current of dimension p≥1 on Ω, we define a capacity associated to

T by :

CT(K,Ω) =CT(K) = sup

Z

K

T∧(ddcv)p, vpsh(Ω), 0< v <1

whereK is a compact set of Ω.

We prove, in the same way as Bedford-Taylor, that a locally boun-ded plurisubharmonic function is quasi-continuous with respect toCT.

In the second part we define the convergence relatively toCT and we

prove that if (uj) is a family of locally uniformly bounded

plurisubhar-monic functions anduis a locally bounded plurisubharmonic function such thatuj →urelatively to CT then T∧(ddcuj)p →T∧(ddcu)p

in the current sense.

2000 Mathematics Subject Classification: 32C30 ; 31C10 ; 31A15 ; 32W20.

Keywords and Phrases: courant positif, plurisousharmonique , capa-cit´e, operateur de Monge Amp`ere.

1 Introduction

Soient Ω un ouvert deCn, K un compact de Ω etT un courant positif ferm´e

de dimension p≥1 sur Ω. On note psh(Ω) l’ensemble de fonctions plurisou-harmonique sur Ω etL∞

loc(Ω) l’ensemble de fonctions localement born´ees. On

d´efinit la capacit´e deK (dans Ω) relativement `a T par :

CT(K,Ω) =CT(K) = sup

Z

K

T∧(ddcv)p, v∈psh(Ω), 0< v <1

(2)

Th´eor`eme 1.1 Soientun ouvert born´e de Cn,u psh(Ω)L

loc(Ω) et T

un courant positif ferm´e surde dimension p≥1. Alors pour tout ε >0, il existe un ouvert Odetel queCT(O,Ω)< εetusoit continue sur Ω\ O.

Ce r´esultat est prouv´e dans [Be-Ta] pourT = 1. L’int´erˆet de ce th´eor`eme est dˆu en partie au r´esultat suivant, qui constitue une g´en´eralisation d’un th´eor`eme de [Be-Ta].

Th´eor`eme 1.2 (th´eor`eme de Comparaison) Soientun ouvert born´e de

Cn, T un courant positif ferm´e de dimension p1 sur ,u etv psh(Ω)

L∞(Ω).Supposons que :

lim inf

ξ→∂Ω(u(ξ)−v(ξ))≥0

Alors on a :

Z

{u<v}

T∧(ddcv)pZ

{u<v}

T ∧(ddcu)p

Dans la deuxi`eme partie on d´efinit la notion de convergence par rapport `aCT.

On dit queuj converge vers upar rapport `a CT sur E si pour tout δ >0, on

a :

lim

j→+∞CT

z∈E; |uj(z)−u(z)|> δ ,Ω

= 0

On montre q’une suite de fonctions psh localement born´ee d´ecroissante vers une fonction psh est convergente par rapport `aCT :

Th´eor`eme 1.3 Soientun ouvert born´e de Cn, T un courant positif ferm´e surde dimension p≥1,uj etudes fonctions psh, localement born´ees surtelles queuj =usur un voisinage de ∂Ω, (uj) d´ecroissante versu, alors(uj) converge versupar rapport `aCT.

Comme application nous g´en´eralisons des r´esultats de [Be-Ta] et de [Xi] sur l’op´erateur de Monge-Amp`ere. Le th´eor`eme principale de cette partie est le suivant :

Th´eor`eme 1.4

Soient (uj)j une suite de fonctions psh localement uniform´ement born´ees et u∈psh(Ω)∩L∞

loc(Ω), on a :

a)Siuj converge versupar rapport `aCT sur chaqueE⊂⊂Ω, alors le courant T∧(ddcu

j)p converge au sens des courants vers T∧(ddcu)p.

b)Supposons qu’il existeE⊂⊂Ωtel que∀j, uj=usurΩ\E et que les suites uT∧(ddcu

j)p, ujT∧(ddcu)p etujT∧(ddcuj)pconvergent au sens des courants vers uT∧(ddcu)p alorsu

(3)

2 Capacit´e associe´e a un courant positif ferm´e

D´efinition 2.1

Soientun ouvert de Cn, K un compact de et T un courant positif ferm´e

de dimensionp≥1sur, on d´efinit la capacit´e de K(dans) relativement `a T par :

CT(K,Ω) =CT(K) = sup

Z

K

T∧(ddcv)p, v∈psh(Ω), 0< v <1

Pour tout E⊂Ω, on pose :

CT(E,Ω) = sup{CT(K), K compact, K⊂E}

Proposition 2.2

1) Si E est un bor´elien, on a :

CT(E,Ω) =CT(E) = sup

Z

E

T∧(ddcv)p, v∈psh(Ω), 0< v <1

2) Si E1⊂E2, alors CT(E1,Ω)≤CT(E2,Ω).

3) Si E⊂Ω1⊂Ω2, alors CT(E,Ω1)≥CT(E,Ω2).

4) Si E1, E2. . . sont des ensembles bor´eliens dans, on a :

CT

[

j≥1

Ej,Ω

+∞ X

j=1

CT(Ej,Ω).

5) Si E1⊂E2⊂ · · ·sont des ensembles bor´eliens dans, alors :

CT

[

j≥1

Ej,Ω

= lim

j→+∞CT(Ej,Ω).

6) Si f : Ω1 7→ Ω2 est une fonction holomorphe, propre sur SuppT et O un

ouvert deΩ2, alors :

Cf∗T(O,Ω2)≤CT(f

−1(O), 1)

et l’´egalit´e a lieu sif est un biholomorphisme.

D´emonstration.Pour 1)→5), on proc`ede comme [Be-Ta] ; pour 6) on sup-pose que 0≤v≤1 est psh, de classeC∞sur Ω

2, on a :

Z

O

f∗T ∧(ddcv)p = Z

Ω2

f∗T ∧(1lO(ddcv)p)

= Z

Ω1

T∧(1lO◦f)(ddc(vf))p

= Z

f−1(O)

T∧(ddc(vf))pC

(4)

Pour obtenir ces ´egalit´es il suffit de remplacer 1lO par une suite de fonctions de classeC∞ ϕ

k↑1lO.Dans le cas g´en´eral, on prendvε↑v une r´egularisation

de v et en utilisant le fait que : Z

O

f∗T∧(ddcv)p ≤ lim

ε→0

Z

O

f∗T∧(ddcvε)p. Si

f est un biholomorphisme, on a de mˆeme

CT(f−1(O),Ω1) =Cf−1 ∗ (f∗T)(f

−1(O),

1)≤Cf∗T(O,Ω2).

Dans 6),l’in´egalit´e peut ˆetre stricte, en effet si f est l’´eclatement de centre 0,

T = [E] le courant d’int´egration sur l’ensemble exceptionnelE=f−1(0).

Problemes ouverts :

1) Si· · · ⊂K2⊂K1 est une suite d´ecroissante de compacts de Ω, alors d’apr`es

la proposition 2.2,CT(Kj) est d´ecroissante. A-t-onCT(∩Kj) = lim

j→+∞CT(Kj)? 2) A-t-on l’´egalit´e : ˜CT ≡CT?, o`u on a pos´e

˜

CT(K) = sup

Z

K

T ∧(ddcv)p, v∈psh(Ω,[0,1]), v|KsuppT≡0

3) Soit K un compact de Ω, existe-t-il udans psh(Ω,[0,1]), telle que l’on ait

CT(K) =

Z

K

T∧(ddcu)p ?

4) D´efinition : Un ensembleA⊂Ω est ditT−pluripolaire dans Ω siCT(A,Ω) =

0.

Aest dit localementT−pluripolaire si, pour toutadansA, il existe un voisinage ouvertV deadans Ω tel queA∩V estT−pluripolaire dansV.

Un ensemble localementT−pluripolaire est-ilT−pluripolaire dans Ω ? Caract´eriser les ensemblesT−pluripolaires dans Ω ?

Remarques.

(i) Si T = [X] est le courant d’int´egration sur un sous-ensemble analytique

X de dimension pure p, O un ouvert de Ω et RegX l’ensemble des points r´eguliers deX. En utilisant l’´egalit´e

Z

O

[X]∧(ddcv)p=Z

O∩RegX

(ddc(iv))p o`u

v∈psh(Ω,[0,1]),eti:X ֒→Ω,est l’injection canonique, on a :

Oest localement[X]−pluripolaire⇐⇒

RegX∩ O est localement pluripolaire dansRegX

On remarque que si T est un courant positif ferm´e de dimension p ≥ 1 et

νT(x)>0 ∀x∈X, alors un ouvert localementT−pluripolaire coupe RegX en

un ouvert localement pluripolaire dans RegX.

(ii) Siwest une fonction psh, born´ee etAun bor´elienT−pluripolaire, alorsA

estT∧(ddcw)kpluripolaire pour tout 0kdimT. En effet, il est facile de

voir qu’il existeα >0 telle que

(5)

En particulier si T = 1, on retrouve le fait que le courant (ddcw)k ne charge

on fait tendre j0 vers +∞ puis on passe au sup sur tout les fonctions v psh

telle que 0≤v≤1.

Le r´esultat suivant est une cons´equencce directe de l’in´egalit´e de Cauchy-Schwarz qui sera utile dans la suite.

(6)

o`uχ=T ∧ddcw

1∧. . .∧ddcwp−1

D´emonstration.On remarque que l’application (u, v)7→R

Ωψdu∧d

cvχest

une forme bilin´eaire sym´etrique et positive surC∞(Ω)× C(Ω). La proposition 2.3 se justifie alors par application de l’in´egalit´e de Cauchy-Schwarz au couple (u1−u2, v1−v2) o`uui, vi∈psh(Ω)∩ C∞(Ω). Dans le cas g´en´eral, on proc`ede

par r´egularisation.

Th´eor`eme 2.4 Soientun ouvert born´e de Cn, T un courant positif ferm´e surde dimension p≥1, uj etu des fonctions psh, localement born´ees sur

telles que uj = u sur un voisinage de ∂Ω, (uj) d´ecroissante vers u, alors ∀ δ >0 on a :

lim

j→+∞CT

{z∈Ω, uj(z)> u(z) +δ}

= 0 .

D´emonstration.Sans perte de g´en´eralit´e, on peut supposer queδ= 1. Posons Ωj ={z ∈Ω, uj(z) > u(z) + 1} et choisissons un ouvert W de sorte

que{uj 6=u} ⊂ W ⊂⊂Ω.Soitv∈psh(Ω,[0,1]), on a :

Z

Ωj

T∧(ddcv)pZ

W

(uj−u)T∧(ddcv)p=−

Z

W

d(uj−u)∧dcv∧T∧(ddcv)p−1.

D’apr`es la proposition 2.3, l’int´egrale `a droite est major´ee par

C

Z

W

d(uj−u)∧dc(uj−u)∧T∧(ddcv)p−1

12 ,

o`u C = (R

WT ∧dv∧dcv∧(ddcv)p−1)

1

2 ≤ M < ∞ et M est une constante

ind´ependante dev d’apr`es l’in´egalit´e de Chern.Levine.Nirenberg (cf.[C.L.N]). Appliquons encore une fois la formule de Stokes, on obtient

Z

W

d(uj−u)∧dc(uj−u)∧T∧(ddcv)p−1

= −

Z

W

(uj−u)T∧ddc(uj−u)∧(ddcv)p−1

= Z

W

(u−uj)T∧(ddcuj−ddcu)∧(ddcv)p−1

Z

W

(uj−u)T∧ddcu∧(ddcv)p−1

Il s’ensuit alors :

Z

Ωj

T∧(ddcv)p≤C( Z

W

(uj−u)T∧ddcu∧(ddcv)p−1)

1 2

La puissance deddcvdiminue de 1,on r´ep´ete ensuite le proc´ed´e (p−1)-fois, dans

(7)

la proposition 2.3, on obtient finalement une majoration de Z

Ωj

T∧(ddcv)ppar :

B

Z

(uj−u)T∧(ddcu)p

21p

,

o`uB est une constante ind´ependante dej et dev. Donc lim

j→+∞CT(Ωj) = 0.

Comme cons´equence du th´eor`eme 2.4, on montre qu’une fonction psh, locale-ment born´ee sur un ouvert born´e Ω est continue si on retire de Ω un ouvertO

de capacit´eCT−arbitrairement petite. Plus pr´ecisement, on a

Th´eor`eme 2.5 Soientun ouvert born´e de Cn,u psh(Ω)L

loc(Ω) et T

un courant positif ferm´e surde dimension p≥1. Alors pour tout ε >0, il existe un ouvert Odetel queCT(O,Ω)< εetusoit continue sur Ω\ O.

D´emonstration.D’apr`es 3) et 4) de la proposition 2.2, on peut supposer que Ω ={ρ <0}est strictement pseudoconvexe etuborn´ee au voisinage de Ω. Soit (uj) une suite de fonctions psh, de classeC∞qui d´ecroit versudans un voisinage

de Ω. Par r´etr´ecissement de Ω et en rempla¸cantuj parmax(uj, Aρ+B) etu

parmax(u, Aρ+B), on peut supposer queuj =u=Aρ+B au voisinage de ∂Ω pourAetB >0 convenablement choisis (pour plus de d´etails voir [Be-Ta]). D’apr`es le th´eor`eme 2.4, pour toutl∈N∗, il existe jltel que :

O′l={ujl> u+ 1/l} ⊂Ω ; CT(O

l)<2−l.

Fixons un entierktel que 2−k< εet posons :G

k =∪l≥kO′l. La suite (ujl) est

d´ecroissante vers uuniform´ement sur Ω\Gk, donc uest continue sur Ω\Gk

et d’apr`es 3) de la proposition 2.2, on obtient

CT(Gk,Ω)≤Pl≥kCT(O′l,Ω)<2−k< ε

Remarques.

1) Si X est un sous-ensemble analytique, alors le th´eor`eme classique de [Be-Ta] ne donne aucune information sur la r´egularit´e de la fonctionusurX (i.eu

peut ˆetre discontinue surXtout entier). En appliquant 2.5 au courantT = [X],

nous obtenons un r´esultat plus pr´ecis :uest continue surX priv´e de l’ensemble

O ∩X qui est de volume arbitrairement petit dansX. 2) Le th´eor`eme 2.5 est faux si on enl`eve l’hypoth`eseu∈L∞

loc(Ω), et ce au vu

du contre-exemple suivant :

Ω = ∆2C2; T = [z

1= 0]; u(z1, z2) = log|z1|.

3) Si l’on suppose de plus queT est assez r´egulier, c’est-`a-dire pour toutupsh

lim

j→+∞CT

(8)

comme c’est le cas des courants `a co´efficients localement born´es, alors on peut g´en´eraliser 2.5 pouruseulement psh sur Ω.

L’int´erˆet du th´eor`eme 2.5 est dˆu en partie au r´esultat suivant, qui constitue une g´en´eralisation d’un th´eor`eme de [Be-Ta].

Th´eor`eme 2.6 (th´eor`eme de Comparaison) Soientun ouvert born´e de

Cn, T un courant positif ferm´e de dimension p1 sur ,u etv psh(Ω)

L∞(Ω).Supposons que :

lim inf

ξ→∂Ω(u(ξ)−v(ξ))≥0

Alors on a : Z

{u<v}

T∧(ddcv)pZ

{u<v}

T ∧(ddcu)p

D´emonstration. On commence d’abord par l’´etude du cas o`u u et v sont continues. Quitte `a travailler sur l’ouvert{u < v}, on peut supposer que Ω =

{u < v}et u=v sur∂Ω. Soitvε= max(v−ε, u), vε=udans un voisinage de ∂Ω.

D’apr`es Stokes, on a :

Z

T∧(ddcv ε)p=

Z

T∧(ddcu)p

quand ε ց 0, vε converge uniformement vers v, donc T ∧(ddcvε)p converge

faiblement versT ∧(ddcv)p. Soit (ϕ

n)n∈N une suite dans D(Ω) qui croit vert la fonction caracteristique de Ω, on trouve :

Z

ϕnT∧(ddcvε)p≤

Z

T∧(ddcv ε)p=

Z

T ∧(ddcu)p

On finit la preuve en faisant ε→0 etn→+∞dans cet ordre.

Nous ´etudions maintenant le cas g´en´eral. Quitte `a remplaceru paru+ 2δ et faire tendreδ vers 0, on peut supposer que :

lim inf

ξ→∂Ω(u(ξ)−v(ξ))≥2δ >0

Dans ce cas, il existe un ouvert O ⊂⊂Ω tel que : u(z)≥v(z) +δ pour tout

z∈Ω\ O.Choisissons deux suites de fonctionsuk etvj Psh, de classeC∞qui

d´ecroissent respectivement versuetv dans un voisinage de Oet de sorte que pour toutj≥k, on auk≥vj sur∂O.D’apr`es ce qui pr´ec`ede, on a :

Z

{uk<vj}

T∧(ddcv j)p≤

Z

{uk<vj}

T∧(ddcu

k)p (2.6.1)

Soitε >0 etGun ouvert de Ω, tel queCT(G,Ω)< εetu, v sont continues sur

(9)

Ω\G.

in´egalit´e se justifie par (2.6.1).

Comme{uk < vj} ↓ {uk ≤v},{uk< v} ↑ {u < v}, on obtient :

La 3eme` in´egalit´e se justifie par l’inclusion{u

k < v} \G⊂ {u < v} \G.

D’apr`es (2.6.3), on obtient :

Z

{u<v}

T∧(ddcv)pZ

{u≤v}

(10)

Commeεest arbitraire, on en d´eduit l’in´egalit´e

Z

{u<v}

T∧(ddcv)p

Z

{u≤v}

T ∧(ddcu)p

Pour achever la preuve, il suffit de rempla¸cer u paru+η et d’utiliser le fait que{u+η < v} ↑ {u < v}siη ↓0 et que{u+η≤v} ↑ {u < v}siη↓0.

Remarque. Ce th´eor`eme reste vrai si on suppose que u et v sont dans psh(Ω)∩L∞(Ω\K) avec K = {v = −∞} ⊂ {u = −∞} ⊂⊂ Ω. En effet : On suppose d’abord que u et v sont continues sur Ω \ {v = −∞}. Soient

us= max(u,−s); vs= max(v,−s), alors pours≫, us =u, vs=v au

voisi-nage de∂Ω. D’apr`es 2.6, on a

Z

{us<vs}

T ∧(ddcv s)p≤

Z

{us<vs}

T∧(ddcu s)p

Comme{us< vs}={u < v} \ {v≤ −s} ↑ {u < v} \K, on a

Z

{u<v}\K

T ∧(ddcv)p lim s→+∞

Z

{us<vs}

T ∧(ddcv s)p

D’autre part, l’ensemble{us< vs} ⊂Fs={u≤v} \ {v <−s}est un ferm´e de

Ω et vu queFs↑ {u≤v} \K, on obtient

lim

s→+∞ Z

{us<vs}

T ∧(ddcus)p≤ lim s→+∞

Z

Fs

T∧(ddcus)p≤

Z

{u≤v}\K

T∧(ddcu)p

Le r´esultat se d´eduit ais´ement, en rempla¸cant uparu+η et en faisant tendre

η vers 0. Le cas g´en´eral se traite par r´egularisation des fonctionsuetv.

Corollaire 2.7 (principe de domination) Soientun ouvert born´e de Cn, uetv∈psh(Ω)∩L∞(Ω). Supposons que :

i) lim

ξ→∂Ωinf(u(ξ)−v(ξ))≥0;

ii)T∧(ddcu)pT(ddcv)p;

Alorsu≥v en dehors d’un ensemble kTk−n´egligeable.

D´emonstration.Sans perte de g´en´eratit´e, on peut supposer que Ω ={ρ <

0} o`u ρ est une fonction C∞, strictement psh qui d´efinie Ω. Supposons que

kTk {u < v}

>0, alors il existeε >0 tel quekTk {u < v+ερ}

>0. D’apr`es 2.6, on a :

Z

{u<v+ερ}

T∧(ddcv+ερ)pZ

{u<v+ερ}

T∧(ddcu)pZ

{u<v+ερ}

T∧(ddcv)p

D’o`u :

εpZ

{u<v+ερ}

T∧(ddcρ)p+Z

{u<v+ερ}

T∧(ddcv)pZ

{u<v+ερ}

(11)

cela se contredit avec le fait que kTk {u < v+ερ}

>0.

Application. Dans plusieurs probl`emes on est amen´e a contrˆoler la masse

d’un produit de Monge-Ampere mixte ( Z

T ∧(ddcu)j∧(ddcv)p−j) par celles

des produits homog`enes ( Z

T∧(ddcu)p et

Z

T ∧(ddcv)p), en appliquant le

th´eor`eme de comparaison on a r´eussit `a faire ¸ca dans certains cas (Proposition 2.9).

Soit ϕ une fonction continue, psh sur Ω et semi-exhaustive sur SuppT i.e il existe un nombre r´eel R tel que B(R)∩SuppT⊂⊂ Ω,o`u B(R) = {ϕ < R}. Pour r∈]− ∞, R[,on note :

B(r) ={z∈Ω;ϕ(z)< r}, S(r) ={z∈Ω;ϕ(z) =r}, ϕr= max(ϕ, r)

L’applicationr7→T∧(ddcϕ

r)p, `a valeurs dans l’espace des mesures sur Ω muni

de la topologie faible, est continue sur ]−∞, R[.Comme la mesureT∧(ddcϕ r)p

est nulle surB(r) et co¨ıncide avecT∧(ddcϕ)p sur Ω\B(r), on peut associer `a T etϕune collection de mesure positivesµT,ϕ,rport´ees par les ensemblesS(r)

de la fa¸con suivante :

µT,ϕ,r=T∧(ddcϕr)p−1lΩ\B(r)T∧(ddcϕ)p

Siϕest de classeC∞ etrune valeure r´eguli`ere deϕ,µ

T,ϕ,r=T∧(ddcϕ)p−1∧

dcϕ

|S(r). Pour s > r,on a :

Z

B(s)

T∧(ddcϕ

r)p−T ∧(ddcϕ)p

= 0. Donc la

masse totale µT,ϕ,r(S(r)) = µT,ϕ,r(B(s)) co¨ıncide avec la diff´erence entre les

masses deT∧(ddcϕ)p et 1l

Ω\B(r)T ∧(ddcϕ)p surB(s) i.e :

µT,ϕ,r(S(r)) =µT,ϕ,r(B(s)) =

Z

B(r)

T∧(ddcϕ)p

On remarque que sir→r−0 (r0< R), alors 1lΩ\B(r) converge simplement vers

1lΩ\B(r0).Ceci veut dire que l’applicationr7→µT,ϕ,rest continue faiblement `a

gauche.

Pour montrer la Proposition 2.9 on a besoin du lemme suivant

Lemme 2.8 Soit ψ une fonction psh, n´egative et continue sur, alors pour touts≥1,(−ψ)s estµ

T,ϕ,r−int´egrable et on a :

µT,ϕ,r((−ψ)s) =

Z

B(r)

(−ψ)sT(ddcϕ)p

+ Z

B(r)

(12)

Preuve.On proc`ede comme Demailly (cf.[De]). On suppose d’abord queϕet

ψsont de classe C∞, alors comme les deux membres de (2.8.1) sont continus `a gauche, il suffit d’appliquer la formule de Stokes en utilisant l’´egalit´eµT,ϕ,r= T ∧(ddcϕ)p−1dcϕ

k)p−1converge faiblement

versT ∧ddc(−ψ)s(ddcϕ)p−1,et que 1l

B(r)(r−ϕ) est une fonction continue

`a support compact. Il en r´esulte que l’int´egrale Z

dans le compact B(r), il s’ensuit que l’int´egrale

Z

Supposons maintenant queϕetψsont continues et choisissonsψk↓ψpsh, de

classeC∞,d’apr`es ce qui pr´ec`ede, on a :

Le terme `a gauche co¨ıncide avec Z

(13)

Proposition 2.9 Soientun ouvert born´e deCn,T un courant positif ferm´e

D´emonstration.On reprend la d´emonstration de [Ce-Pe], on montre d’abord

que :

D’apr`es l’hypoth`ese suruetv et le lemme, on en d´eduit alors,

(14)

Par application de l’in´egalit´e de H¨older, on obtient

Z

(−v)sT(ddcv)j(ddcu)p−j

= Z

uddc(−v)s∧T ∧(ddcv)j∧(ddcu)p−j−1

= s(s−1) Z

u(−v)s−2T(ddcv)j(ddcu)p−j−1dvdcv

+ s

Z

(−u)(−v)s−1T∧(ddcv)j+1∧(ddcu)p−j−1

≤ s

Z

(−u)(−v)s−1T(ddcv)j+1(ddcu)p−j−1

≤ s

Z

(−u)sT∧(ddcv)j+1∧(ddcu)p−j−1

1

s

s

Z

(−v)sT(ddcv)j+1(ddcu)p−j−1

s−1

s

En prenant le logarithme, on obtient :

xj≤ s−s1xj+1+1syp−j−1+ logs; yj≤ s−s1yj+1+s1xp−j−1+ logs.o`u :

xj = log

Z

(−u)sT(ddcu)j(ddcv)p−j

yj = log

Z

(−v)sT(ddcv)j(ddcu)p−j

Le reste de la d´emonstration est r´eduit `a un probl`eme de r´esolution d’un

syst`eme lin´eaire (cf.[Ce-Pe]).

3 Convergence par rapport `a CT et operateur de monge-amp`ere

Dans cette partie nous introduisons la notion de la convergence par rapport `a la capacit´eCT. Comme application nous g´en´eralisons des r´esultats de [Be-Ta]

et de [Xi] sur l’op´erateur de Monge-Amp`ere.

D´efinition 3.1 SoientT un courant positif ferm´e de dimensionp≥1sur un ouvertdeCn etE. On dit queuj converge vers upar rapport `aCT sur

E si pour tout δ >0, on a :

lim

j→+∞CT

z∈E; |uj(z)−u(z)|> δ ,Ω

= 0

Th´eor`eme 3.2

Soient (uj)j une suite de fonctions psh localement uniform´ement born´ees et u∈psh(Ω)∩L∞

loc(Ω), on a :

a)Siuj converge versupar rapport `aCT sur chaqueE⊂⊂Ω, alors le courant T∧(ddcu

j)p converge au sens des courants vers T∧(ddcu)p.

(15)

uT∧(ddcu

j)p, ujT∧(ddcu)p etujT∧(ddcuj)pconvergent au sens des courants vers uT∧(ddcu)p alorsu

j converge versupar rapport `aCT sur E.

Remarques.

1) SiT = 1 ouT =ddc|z|2, on retrouve un r´esultat de Xing (cf.[Xi]).

2) a) constitue encore une g´en´eralisation d’un r´esultat de [Be-Ta], dans le cas o`u la suite (uj)j est d´ecroissante versu. En effet on montre dans ce cas (cf

th´eor`eme2.4) queuj converge versupar rapport `a la capacit´eCT.

3) Dans b), si on suppose de plus que u ≥ uj ∀j (en particulier si uj ↑ u),

on peut conclure sans utiliser la convergence faible des suitesuT∧(ddcu j)p et ujT∧(ddcuj)p.Dans la d´emonstration de b), on peut en effet utiliser l’in´egalit´e ddc(uu

j)≤ddcu`a la place deddc(uj−u)≤ddc(u+uj).

D´emonstration.On proc`ede comme dans [Xi].

a). On raisonne par r´ecurrence sur l’entier p. Le cas p = 1 se d´eduit si on montre queujT converge faiblement versuT.

Soitϕ∈ Dp,p(Ω),suppϕ⊂Ω1⊂⊂Ω, alors :

Z

(ujT−uT)∧ϕ

≤ C

Z

Ω1

|uj−u|T∧βp

= C

Z

{|uj−u|≤δ}∩Ω1

|uj−u|T∧βp

+ C

Z

{|uj−u|>δ}∩Ω1

|uj−u|T∧βp

≤ CδkTkΩ1+Ckuj−uk∞ Z

{|uj−u|>δ}∩Ω1

T∧βp

≤CδkTkΩ1+M CTz∈Ω1; |uj(z)−u(z)|> δ

Comme δ est arbitraire, M est ind´ependante de j et uj converge vers u par

rapport `a la capacit´eCT sur Ω1, on a donc le r´esultat pourp= 1. On suppose

queT∧(ddcu

j)sconverge faiblement versT∧(ddcu)s(s < p),et montrons que ujT∧(ddcuj)sconverge faiblement versuT ∧(ddcu)s.

Pour toutε >0,il existe d’apr`es le th´eor`eme2.5 un ouvertOtel queCT(O,Ω)< ε, u=φ+ψo`uφest continue sur Ω etψ= 0 sur Ω\ O.

ujT∧(ddcuj)s−uT ∧(ddcu)s = (uj−u)T∧(ddcuj)s

+ ψ T∧(ddcu

j)s−T∧(ddcu)s

+ φ T ∧(ddcu

j)s−T∧(ddcu)s

= (1) + (2) + (3)

(16)

Pour (1),soitϕ∈ Dp−s,p−s(Ω),suppϕ⊂Ω1⊂⊂Ω,alors :

Commeuj est une suite localement uniform´ement born´ee,A1 et M ne

d´ependent pas dej, on a (1) converge faiblement vers 0. On raisonne de mˆeme pour (2),on a : D’apr`es Stokes et l’in´egalit´e de Cauchy-Shawrz, on obtient :

Z

(17)

Cauchy-Schwarz et en utilisant l’in´egalit´eddc(u

j−u)≤ddc(uj+u),on trouve :

Z

Ω′

T ∧d(uj−u)∧dc(uj−u)∧(ddcw)p−1

= Z

Ω′

T∧d(uj−u)∧dcw∧ddc(uj−u)∧(ddcw)p−2

≤ B

Z

Ω′

T∧d(uj−u)∧dc(uj−u)∧ddc(uj+u)∧(ddcw)p−2

12

≤ B1

Z

Ω′

T∧d(uj−u)∧dc(uj−u)∧ ddc(uj+u)

p−1

1 2p

≤ B2

Z

Ω′

T∧d(uj−u)∧dc(uj−u)∧ p−1

X

k=0

(ddcu

j)p−k−1∧(ddcu)k

21p

= B2

Z

Ω′

(uj−u)T∧(ddcuj−ddcu)∧ p−1

X

k=0

(ddcu

j)p−k−1∧(ddcu)k

21p

= B2

Z

Ω′

(uj−u) T∧(ddcuj)p−T∧(ddcu)p

21p

o`u la constanteB2 est ind´ependante de j et dew. Comme u=uj sur Ω′\E

et uT∧(ddcu

j)p, ujT∧(ddcu)p, ujT ∧(ddcuj)p converge vers la mˆeme limite

uT ∧(ddcu)p,on obtient : lim j→+∞

Z

Ω′

(uj−u)(T∧(ddcuj)p−T ∧(ddcu)p) = 0

Il en r´esulte que :CT(|uj−u|> δ,Ω) = 0

R´ef´erences

[Be-Ta] Bedford E. et Taylor B. A., A new capacity for Plurisubharmonic functions,Acta Math, 149 (1982), 1-40.

[Bm-El] H. Ben Messaoud et H. El Mir, Tranchage et prolongement des cou-rants positifs ferm´es,Math. Ann.307 (1997), 473-487.

[Ce] Cegrell. U,Capacities in Complex Analysis, Braunschwerg Wiesbaden Friedr. Vieweg et Sohn, 1988.

[Cee-Pe] Cegrell. U et Leif Person, An energy estimate for complex Monge-Amp`ere Operateur, Annales Polimici Mathematici, LXVII1 (1997) 95-102.

[C.L.N] Chern S.S., Levine H.I. et Nirenberg L.Intrinsic norms on a complex manifold ; Global Analysis, Papers in Honor of K.Kodaira, pp. 119-139, Univ. of Tokyo Press, Tokyo, 1969.

[De] Demailly J.P., Monge-Amp`ere operator, Lelong numbers and inter-section theory, in complex Analysis and Geometry, (V. Ancona and A Silva, eds.), pp.15-193. Univ. Ser. Math., Plenum Press, New York, 1993.

(18)

Dabbek Khalifa D´epartement de Math Facul´e de sciences de Gab`es 6071 Gab`es Tunisie

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